Tabou (côte d’ivoire)

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Maison coloniale de Tabou

Situé à l’extrême Sud-ouest de le côte d’ivoire, le département de Tabou couvre une superficie d’environ 5490 km2 . Il fait partie de la région du SAN PEDRO, dont le chef lieu est San-Pedro.

Le département comprend un bon nombre de sous-préfectures notamment Tabou et Grabo, qui ont été érigées en communes respectivement en 1985 et en 1995. Tabou est situé à 443 km d’Abidjan, 537 de Yamoussoukro, à 100 km de San Pedro et à 20 km du Liberia.

Population et société

Les populations autochtones du département de tabou sont des descendants de « Kla », originaires d’un sous groupe ethnique, les « Krao », connus dans la partie orientale du Liberia. Ce sont donc des Klapo c’est à dire les enfants de « Kla » , qui ont émigré par petits groupes vers l’océan Atlantique, à la suite des guerres hégémoniques que se sont livrées les royaumes du Soudan au 12 ème siècle, au nord de la Côte d’Ivoire.

Par la suite, les Klapo ont pris la dénomination de « Kroumen » par extrapolation de l’expression anglaise « Crew men » ou hommes d’équipage » , en rapport avec les premiers équipages » que le capitaine KRUX avait embarqué sur sa caravelle au 17 ème siècle.

Le peuple Kroumen a été énormément influencé par la culture Européenne à cause de la navigation qui s’est pratiquée. Les traces de la civilisation anglo-saxonne et françaises sont visibles aujourd’hui à travers la danse Bollo, la fanfare et certaines habitudes vestimentaires comme la jupe écossaise. Toutefois, les coutumes ancestrales ont pu être préservées et dynamisées comme le témoigne la cérémonie d’offrande de la cola pour souhaiter la bienvenue aux étrangers, le « KLE » qui est une danse de démonstration de scènes de guerre ainsi que le « BOYE » et le « WESSE » qui sont des danses de réjouissance.

Au niveau des croyances, une grande partie de la population, notamment dans le milieu rural, est demeurée animiste. le reste s’est convertie au christianisme (le catholicisme surtout, mais également le protestantisme et les cultes syncrétiques). L’Islam est pratiqué essentiellement par les populations venues du nord du pays; ce sont en général des commerçants ou Dioula.

Cadre géographique

  • Précipitation : 1900 mm / an.
  • Température moyenne : 25°C.
  • Ensoleillement : 1000 heures / an.
  • Principaux cours d’eau : le Cavally, le Tabou, le Nidja, le Hana, etc.

Végétation
Forte domination de la forêt de type équatoriale avec des forêts classées comme le Parc national de Taï, la forêt de la haute Dodo

Relief
Il est dominé par des plaines qui s’étendent entre de nombreuses collines dont la plus élevée est le mont « Kopé »

Faune
Elle est variée. Le Parc National de Taï, patrimoine mondial, abrite de nombreuses espèces: éléphants, buffles, antilopes, biches, phacochères, singes etc.

Tourisme

Les plages de Tabou font partie des plus belles du pays, voire de la sous-région. Près de 40 km de plage féeriques partent de l’embouchure du Nidja jusqu’à celle du Cavally. Toutes les activités balnéaires y sont possibles, en occurrence la pêche sportive qui se pratique déjà à Bliéron. A coté de ces plages, il existe de nombreuses autres curiosités touristiques comme les monuments historiques, les sites naturels (rochers de Bianké Rodioké), des curiosités culturelles (les cases rondes de dehoulinké), les danses guerrières et de réjouissances

Se rendre dans le sud-ouest de la Côte d’Ivoire à la recherche d’un endroit paisible et propice au développement des affaires impose un passage incontournable dans la cité du Djibetoa. Et pour cause, Tabou dispose d’énormes atouts à la fois touristiques, culturels que végétaux.

  •  Atouts touristiques

Les belles plages et les cours d’eau

Cela n’est plus qu’un secret de polichinelle, les plus belles plages du littorale ivoirien se trouvent sans nul doute aux sud-ouest du pays. Et pour qui veut le vérifier, les mythiques et populaires plages de San-Pédro, Mono gaga, ou la baie des sirènes sont là pour le prouver. Mais ce n’est pas tout, à l’instar de ces destinations connues, les plages de Tabou tout aussi paradisiaques ne sont pas en reste et séduisent par leur charmes. En plus des couleurs variées de la mer, à la fois bleu clair, foncé et émeraude selon la plage où l’on se trouve, les plages de Tabou ont la particularité d’être jonchées de beaux et grands rochers servant le plus souvent de repère pour les prises de photos. Les vagues le plus souvent dociles facilitent aussi l’accès à la mer et permettent même pour certaines plages d’aller au cœur de celle-ci. Autre coup de grâce, les légions cours d’eau qui y sont, richesses hydrographiques mais aussi touristiques de la localité tel que le Tabou, le Nidja, le Hana et surtout le fleuve Cavally, longeant le département jusqu’à la frontière avec le Liberia. Malheureusement en dépit de ses atouts, l’absence d’infrastructures hôtelières dotées de grands restaurants et autres commodités pouvant faire de ses plages de véritables pôles touristiques est criant. De quoi attirer le regard des investisseurs désireux d’y développer des affaires.

voir les belle plages et cours d’eau sur ce lien

Les bâtiments coloniaux 


Tout comme les villes de Bassam, Sassandra et bien d’autres…ayant été au rendez-vous de l’histoire, la ville de Tabou n’a pas été en reste des stigmates laissés par le temps colonial. En son cœur, notamment à proximité de la mer, il est encore possible de voir les bâtiments des colons, les vieux canons et même certains endroits ayant probablement servi de comptoir. Aujourd’hui, malgré la modernité, ces endroits ont été conservés et ont gardé leur originalité première.

Le mythique phare de Tabou 

le phare de Tabou

Datant de plusieurs années, le mythique phare de Tabou ayant servi de guide pour les navigateurs est plus que jamais le symbole emblématique de la ville à l’image de Paris et sa tour Eiffel. Présent sur la plus part des logos notamment celui de la mairie, des établissements scolaires etc..le phare de Tabou sert de repère et est indissociable à l’image de la ville. D’ailleurs, la radio locale porte son nom. Perché à une certaine hauteur en plein milieu de la flore, entouré par la mer et le fleuve, le phare de Tabou donne une vue magnifique d’une île. Il s’agit donc d’un lieu dont la renommée constitue un prétexte à visite pour tout visiteur et toute personne friande de découverte.

Le parc de Taï 

parc de T source photo abidjan.net

Situé au Sud-Ouest de la Côte d’Ivoire dans les régions du Bas-Sassandra et du Bas-Cavally, Le Parc National de Taï qui est compris entre 5°08′ et 6°24′ de latitude Nord et entre 6°47′ et 7°25′ de longitude Ouest dans l’interfluve entre le Cavally et le Sassandra (PNT, 2001) appartient à quatre départements aux nombres desquels figure celui de Tabou. Celui-ci situé principalement dans la sous-préfecture de Grabo possède 900 km² de sa surface soit 21%. Ce parc qui constitue l’un des derniers vestiges importants de la forêt tropicale primaire en Afrique de l’Ouest est classé patrimoine mondiale de l’UNESCO depuis 1982 et fait partie des réserves de biosphère depuis 1977. Une destination   éco-touristique que ne doit manquer toutes personnes à la recherche d’un gisement de découvertes.

  • Atouts végétaux

Le département de Tabou n’est pas seulement qu’une destination touristique, loin de là. C’est aussi une localité bénéficiant non seulement d’une végétation forestière mais aussi d’un climat favorable aux cultures industrielles. Raison pour laquelle le palmier à huile, culture par excellence de la localité est depuis de nombreuses années la culture leader du département. La PALMCI société spécialisée dans la production et la commercialisation de l’huile de palme officie dans le département. Les villages de Néka, Blidouba, Irobo, Boubo,Iro-Lamé etc…possèdent d’ailleurs des unités de transformation.


Mais au-delà de la culture du palmier à huile, cette dernière décennie a connu l’essor d’une autre culture industrielle à savoir celle de l’hévéa. Déjà présente dans la région du Bas-Sassandra avec l’implantation d’une société nommé SOBG, cette culture connait dans le département une croissance accélérée. La plus part des jeunes autochtones se sont donnés à sa culture même les allogènes. Enfin, le département de Tabou est aussi la localité de la culture du coco.

Cette culture que l’on peut apercevoir en bordure de voie sur l’axe Grand Béréby – Tabou date elle aussi de plusieurs décennies. La SICOR est la seule société agro-industrielle implanté dans la localité.

Circonscription de Tabou

KLAIBE TCHIBIO JULIEN (Maire )

De la Mairie à l’assemblée, il n’y a qu’un pas. L’on n’avait pas forcément besoin d’avoir un 6e sens assez développé pour deviner que sa candidature était prévisible. Toujours, revêtu de la casquette d’indépendant, l’,actuel Maire de la commune de Tabou est dans les starting-blocks. Plusieurs fois plébiscité par la population pour sa bonne gestion des affaires communales, le fils de Blieron peut miser à mi-parcours de son mandat municipal sur ses actions de développement qui font parler de lui, qui ont augmenté sa cote et forger sa carrure. Seulement l’Assemblée Nationale est différente de la Mairie et le rôle de député est tout aussi différent de celui de Maire.

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Catégories :Classé, Hiné

AFEK

Rassemblement des kroumen de tout bord autour d’un point commun qui est le développement, l’actualité, ou la promotion de nos diversités.

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