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Rassemblement des kroumen de tout bord autour d’un point commun qui est le développement, l’actualité, ou la promotion de nos diversités.

Un commentaire

  1. La danse guerrière « KLE » : Un pan du riche patrimoine culturel Kroumen

    Une démonstration de scène de guerre livrée sur un champ de bataille chorégraphique où visage, pas et gestuelle au rythme du son du Cor battent le pouls de la terreur, le Klé, danse guerrière du peuple kroumen allie frayeur, admiration et respect. Et comment pouvait-il en être autrement pour ce peuple à qui l’on reconnait déjà la réputation de posséder des qualités humaines tel que la bravoure et le courage qui ont forgé son histoire. Et à observer l’exécution de la danse Klé, l’on comprend qu’il ne s’agisse pas de vantards attributs. Aussi bien dans les costumes (habits), dans les tatouages ou peintures corporels que dans la gestuelle et la chorégraphie du Klé, l’esprit guerrier est omniprésent. Jugez-en vous-même.

    Exécution de la danse

    Vêtus de tenues sombres et en lambeau, le visage badigeonné du noir de charbon (Yroyro), avec sur la tête une coiffe en peau d’animal (folla) et au pied des collier bruyant (Yawlé), les danseurs apparaissent en tenant des machettes (en acier ou taillées dans du bois). Toujours précédés d’un éclaireur (Wêhagnon) muni d’une boîte métallique pleine de cailloux avec lequel il signale son passage et censé posséder des pouvoirs mystiques pour déceler et déjouer tout piège maléfique de nature à contrarier leur avancée, ceux-ci avancent en rang, à grands pas et en silence, franchissant tous les obstacles qui se dressent sur leur chemin, jusqu’à la place publique où la foule les attend pour les découvrir et apprécier leur chorégraphie
    Les premiers passages des danseurs sont juste démonstratifs et faits d’exhibition. Ensuite, chacun à son tour ou deux à deux, ils vont danser au son des percussions (troncs d’arbres et tam-tams joués par des musiciens-virtuoses, sans chansons). Le joueur de cor et l’éclaireur demeurent présents et vigilants. Quelques personnes téméraires (badigeonnées de noir) peuvent sortir du public pour intégrer le rang des danseurs, sillonner le village et danser, des feuilles d’arbres coupées, entre leurs mains.

    Moment et circonstances pendant lesquels s’exécute la danse klé

    Le Klé est essentiellement dansé lors des événements d’envergures comme les visites officielles de personnalités politiques ou diplomatiques, les intronisations et les funérailles. Toutefois, pour que les obsèques d’un kroumen méritent la danse Klé, il faut que le défunt ait connu, à défaut des guerres comme autrefois, un parcours ou un rôle singulier (chef, cadre très actif, ancien danseur de Klé, acte de grande bravoure, etc.). Quoi de plus normal ! En général, la danse Klé sort pour les funérailles d’hommes. Mais, quelques femmes (illustres et braves) ont aussi eu droit à la danse. Le Klé se danse (sauf cas de force majeure) aux premières heures de la matinée, après que le joueur de cor (TougnamBiyon) ait sillonné tout le village pour réveiller la population et sonner la mobilisation des danseurs. Le Klé ne se danse jamais la nuit !

    Le Klé se danse par village ou par groupement de villages (Wlê). Même si le côté mystique prime, on tolère un aspect festif qui devrait être de plus en plus servi, pour assurer la pérennité de cette danse, qui symbolise la bravoure des kroumen.

    Culture Kroumen : Que savoir de la danse Bollo?

    C’est à n’en point douter l’une des valeurs de la culture kroumen. Les origines de cette danse au rythme à la fois mélodieux et dont les pas rappellent le rock et la valse des européens, se perdent dans la nuit des temps…

    L’histoire nous enseigne que le bollo est une danse importée. Elle est le fruit du métissage culturel de la traite des noirs.

    Aujourd’hui, la danse bollo a connu des mutations. Du bollo traditionnel, elle est passée au bollo super puis au bollo moderne.

    En effet, l’on se souvient que le Libéria a été fondé par des anciens esclaves noirs venus des Amériques. Avant leur déportation, ces noirs intègrent le mode de vie de leurs maîtres. C’est ainsi qu’ils parlent anglais ou Hollandais, dansent le bollo au claire de lune, autour de leur boissons préférées, le Cane – juice. Ce type de bollo est dit bollo traditionnel. Les principaux instruments de l’exécution du Bollo sont : un tam-tam de fabrication artisanale, un accordéon ou harmonica et des instruments de récupération : une bouteille vide avec un petit morceau de fer et une scie de charpentier avec également un petit morceau de fer.
    Les instruments rudimentaires, ci-dessus mentionnés, ont au fil du temps été progressivement remplacés par ceux dits modernes : guitare, claviers, batterie, etc.
    Ces instruments modernes ne changent en rien, la rythmique et la cadence du Bollo. Le changement a été opéré pour épouser l’ère du temps. Les grebos voisins, voire pratiquement intègres aux Kroumen de Cote d’Ivoire avec des similitudes culturelles du fait de leur proximité, le bolo traditionnel fait son entrée en terres ivoiriennes.

    Les Kroumen du pays hôte s’approprient ce rythme et en font leur affaire. Tabou, capitale de la navigation en raison de la proximité frontalière en sera le berceau, avant que cette danse ne gagne tout le grand pays Krou. Le bollo traditionnel à désormais un rythme et une langue spirituelle (le Grebo).

    Depuis 1935 le bollo ne se chante qu’en grebo et ces mots de passe sont en anglais « two by two », « three », « four », « five », « two by way », « do si para do », sont suivis des battements de mains ».

    Danse de réjouissance après les durs travaux champêtres, le bollo contribuait à l’animation du village et permettait aux jeunes filles de sortir du joug familial.
    Sa portée sociale a conduit les Kroumen à l’associer aux différentes fêtes de réjouissances du village : bonnes récoltes de l’année, bonnes ventes des produits agricoles, soirées récréatives, moments de retrouvailles, fin de construction d’une maison, etc.
    Outre les manifestations de réjouissance, le Bollo était aussi chanté et dansé lors des funérailles .Car en pays Kroumen, comme un peu partout en Afrique , le culte des morts revêt un intérêt particulier. A en croire les anciens, c’est le moment où l’âme du défunt quitte le corps et s’en va rôder aux alentours du village jusqu’au jour de l’enterrement, le peuple Kroumen pense qu’il est préférable de se réjouir afin que l’esprit participe, ne serait-ce qu’une dernière fois à la fête de ce monde ici-bas, avant le dernier voyage pour l’au-delà.

    Dans le temps, les tenues vestimentaires utilisées pour danser le Bollo, étaient des modèles tirés de la civilisation européenne, rapportés des nombreux voyages de navigation maritime sur les bateaux de commerce.
    Les hommes et les femmes s’habillaient dans des tenues vestimentaires adaptées à l’époque.
    Le Bollo se danse par couples homme-femme, à hauteur de 8 à 12 personnes et même plus dans un endroit spacieux, au cours des manifestations festives.
    La chorégraphie bollo est faite de figures circulaires, de pas et de gestes variés, dirigés par un chef de file.
    Aujourd’hui, ce type de prestation est beaucoup plus pratiqué aux représentations publiques au cours des concerts, des spectacles et autres cérémonies festives. Il ne s’impose pas à tous ceux qui veulent danser le Bollo.
    Pour danser le Bollo, on peut donc adapter n’importe quel pas de danse des régions de la Côte d’Ivoire et d’ailleurs

    Le bollo a connu deux grands maitres : DJE GNAFFO et KAI pour le bollo moderne et KANE SONDE pour le bollo super.

    Le bollo moderne et le bollo super ont épousé l’air du temps avec tous les instruments de notre époque afin d’être exploité depuis ses origines. Il nous faut aller encore chercher les origines du bollo sous d’autres cieux car cette danse à beaucoup de similitudes avec certaines de la côte de l’Afrique.
    Accueil et hospitalité en pays kroumen : le sens du rite de la kola et du piment

    Le rite de la kola et du piment est une civilité kroumen très ancienne qui, depuis des lustres,est considéré par ce peuple comme le signe de l’accueil et de l’hospitalité.
    Identité culturelle par excellence du peuple kroumen, le rite de la kola et du piment constitue le premier indicateur d’appartenance à ce peuple. Depuis longtemps, les kroumen s’en sont servis pour accueillir leurs hôtes de marque, des personnes chères, etc., une façon de leur témoigner leur considération. Héritage traditionnel vieux de plusieurs générations, le rite de la kola et du piment est tout un symbole qui tire son sens d’une histoire assez impressionnante.
    En effet, la légende raconte qu’un chasseur, après plusieurs jours passés en brousse en quête de gibier, ramena aux siens des cabosses de la noix de kola emportées dans sa gibecière. Puis, il leur fit savoir que c’était grâce aux vertus de ce fruit tonique et stimulant riche en alcaloïde notamment en caféine qu’il avait pu résister à la fois à la faim et à la fatigue. C’est ainsi que ses parents, en souvenir de ce fruit inconnu qui lui avait permis de rester plus longtemps que d’ordinaire en brousse, le nommèrent « Wlé », ce qui veut dire en langue Plapo : le repos.

    Depuis lors, en pays kroumen, on sert à son hôte la kola pour lui donner de la vigueur car, on estime qu’il a parcouru des kilomètres avant d’arriver chez soi. C’est par ailleurs, une façon de lui souhaiter la bienvenue et un agréable séjour.

    Plus tard, dans le souci d’agrémenter la consommation de la kola, l’usage du piment appelé communément « Wlépiya ou Wépayi ou encore Wépayé » (selon les idiomes) finira par intégrer les mœurs kroumen. Il s’agit en clair d’un piment composé de poudre de poisson, de crevette, d’huile de palme et de quelques fruits aromatiques utilisés pour relever son goût. Ce rite est toujours accompagné de ce qu’on appelle « l’eau de la kola », c’est-à-dire de l’eau plate qui est suivie d’une boisson, qu’il s’agisse du vin de palme, de la bière ou de la liqueur. C’est donc après ce rite que le kroumen demande officiellement les nouvelles à son hôte.

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